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Qui t'es, toi ?Dans un monde économique et social qui pousse si naturellement à se durcir, refuser la facilité, se porter au devant, avoir le souci de l’autre, c’est s’accorder à soi, aussi, le bénéfice d’un doute positif…

Face au mal sociétal , nous sommes tous des Myriam…

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Dans un monde économique et social qui pousse si naturellement à se durcir, refuser la facilité, se porter au devant, avoir le souci de l’autre, c’est s’accorder à soi, aussi, le bénéfice d’un doute positif…

"Myriam refuse de faire de l’abattage de patients, d’en recevoir un toutes les dix minutes. Elle ne voit pas comment elle pourrait travailler autrement. Elle ne peut pas envisager de consultation de moins d’une demi-heure, à moins de cas exceptionnels. Quelquefois elle dure davantage. Alors ça bouchonne dans la salle d’attente, mais les patients savent que, lorsqu’ils seront dans le cabinet, elle prendra le temps nécessaire.
Le lien qu’elle crée ainsi avec le malade est très important, elle en a conscience. Elle est convaincue que cette disponibilité, et la confiance réciproque qui en découle, est le garant d’une meilleure réponse thérapeutique, donc de moins de complications dans l’évolution de la maladie."

"Dans un monde qui valorise l’efficacité technique, la rentabilité, les loisirs, le chacun pour soi, il devient de plus en plus difficile de défendre les valeurs du soin, le don de soi, la disponibilité à celui qui souffre. Ceux qui tentent encore de les préserver souffrent du peu de reconnaissance de leur engagement. Ils sont soumis à une tension forte, une contradiction permanente entre les nouvelles normes de la société et leurs valeurs personnelles intimes. Ils s’épuisent."

Marie de Hennezel «Le souci de l’autre»(Extraits)


"Le plus difficile dans nos relations avec les autres êtres, c’est ce qui paraît peut-être le plus simple : c’est de reconnaître cette existence propre, qui les fait semblables à nous et pourtant différents de nous, cette présence en eux d’une individualité unique et irremplaçable, d’une initiative et d’une liberté, d’une vocation qui leur appartient et que nous devons les aider à réaliser, au lieu de nous en montrer jaloux, ou de l’infléchir pour la conformer à la nôtre."

Louis Lavelle «L’erreur de Narcisse»(Extrait)

Face au mal sociétal , nous sommes tous des Myriam…

Nous évoluons depuis trop longtemps dans un monde qui prône l’effcacité, la rentabilité à tout prix, le chacun pour soi, sous peine de mise à l’écart sociale, de rejet.
Comme le démontre Marie de Hennezel, dans ce monde tel qu’il ne va pas, les modèles de gestion qui s’imposent aux seules entreprises ont gagné insidieusement le domaine de la santé. Que ce secteur génère la même stigmatisation sociale est proprement insupportable car il a, jusque là, été identié comme le lieu par excellence de la prévenance. Un lieu de prévention, d’attention et de souci de l’autre.
Les très petites entreprises elles aussi vivent de bien d’autre chose que de technique, d’argent ou de calcul. Qu’elles soient en bonne ou en mauvaise santé, elles restent l’objet d’attention, de soin, de temps, de l’histoire de toute une famille. Nous le savons, nous consultants, car nous vivons et travaillons à leurs côtés depuis de longues années. Nous le savons par expérience. Comme le raconte Marie de Hennezel à propos de Myriam : le découragement induit un sentiment d’impuissance, qui est source de culpabilité. Cette dernière reflète une vulnérabilité plus ou moins révélée.
A l’hôpital cette révélation paralyse les soignants. En entreprise, en période de crise, cette révélation de leur propre vulnérabilité peut paralyser les chefs d’entreprises, autant que les consultants. C’est la fameuse culpabilité de «celui qui devrait pouvoir», «qui devrait savoir», «qui devrait faire». Mal pris en compte, ce sentiment génère bien des maux, dont les plus destructeurs sont sans doute le rejet de l’autre et l’isolement.
Le seul remède à ce mal sociétal semble être le collectif, l’action, ainsi que la volonté de s’accorder réciproquement encore plus de temps d’échange, de prise de conscience, de respect mutuel et de prévenance réciproque.

L’entreprise et son entrepreneur : un coeur à corps avec la réalité trop souvent solitaire.

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Prendre le temps voulu pour examiner avec chaque entrepreneur la réalité de sa situation. Évaluer son ressenti. L’aider à sérier ses besoins. Explorer avec lui ce qui serait la meilleure réponse. Définir ensemble le plus juste chemin pour y parvenir. Tout ceci découle d’une approche plus que différente dans le travail du consultant. C’est considérer, comme l’a fait l’Ader en élaborant les outils de son pacte, que l’entreprise, l’entrepreneur et l’environnement  (conseil compris) sont un tout lié, une entité vivante en coeur à corps avec la réalité. Et comme telle, soumise au temps et aux évènements.
Ce n’est que très progressivement et naturellement qu’entre consultant et entrepreneur peut émerger une volonté réciproque de renforcer ce lien. Et ainsi maintenir vivant le tissu économique rural nécessaire à la survie de tous. Se rendre disponible pour être en situation d’anticipation et non de réaction, demande du temps. Se sentir co-acteur et co-responsable d’un projet et des résultats que l’on s’est fixés suppose une relation adulte. On ne grandit pas en un jour. Réajuster son action nécessite de la persévérance. Il est donc essentiel de créer des dispositifs de prévenance permettant de faciliter et de créer ces conditions.

Monologue, ou possible dialogue ?

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Toi, l’étranger ; toi l’encore plus autre ; toi qui vient d’un pays où la vie n’est que survie et où le droit est répression, que peux-tu m’apporter à moi qui ai tout ? Tout plus que toi, tout mieux que toi … Est-ce si sûr ?
Je suis tel que je suis, avec mes qualités et mes défauts. Et si je suis vraiment tel que je crois, je n’ai pas besoin de ton regard ni de ton avis. Mais puis-je avancer ainsi seul, centré sur moi ? Si je te vois, si je te parle, si je t’écoute, je te donne un peu de moi, un peu de mes joies, de mes peines, de mes envies.Je t’observe aussi ; je prends chez toi ce qui m’est autre, ce qui me surprend ou me complète. Je grandis, je progresse grâce à ce qui est si beau et si fort en toi.
Mais pour le reste ?
Dois-je être attentif ? Circonspect ? Indulgent ? C’est de l’écoute et du partage que naîtra notre mutuelle relation. C’est de ce pari, de cet échange que surgiront les clés, les avancées, les solutions. Nos rugueuses différences nous réunissent. Nous pouvons cheminer, nous trouverons ce qui nous convient le mieux et comment le réaliser.

Louis Lavelle

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Philosophe français ( 1883 - 1951).
Son père était instituteur et sa mère était propriétaire d’une petite exploitation agricole. Entré à la faculté de Lyon il sera agrégé en 1909. Marié en 1913 il aura 1 fils atteint d’une maladie osseuse, et 3 filles. Au Front en 1914 il sera fait prisonnier à Verdun pendant 23 mois, période où il écrira sa thèse qu’il défendra à la Sorbonne en 1921 (La dialectique du monde sensible et la perception de la profondeur).
Professeur à Strasbourg, il tiendra les chroniques philosophiques du journal «Le Temps». Corrélativement en 1934 il fondera la collection philosophie de l’esprit.
Auteur de nombreux ouvrages, dont :
- La dialectique de l’éternel présent – en 4 volumes éditions Aubier : de l’Être – de l’Acte – du Temps
– de l’Éternité – de l’Âme humaine. Le 5ème volume de la Sagesse ne sera jamais publié.
- La perception visuelle de la profondeur –Ed. Les Belles Lettres.
- Le moi et son destin – Ed. Aubier.
- L’erreur de Narcisse – Ed. Grasset.
- Le mal et la souffrance – Ed. Plon.
- Traité des valeurs – 2 tomes Ed. P.U.F.
- La conscience de soi – Ed. Grasset.
- Conduite à l’égard d’autrui – Ed. Albin Michel.

Marie de Hennezel

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Née en 1946 à Lyon dans une famille de 11 enfants, diplômée de psychanalyse et de psychologie clinique, elle travaillera pendant 10 ans dans la première unité française de soins palliatifs créée en 1987. Maman de 3 enfants et mamie de 4 petits enfants, elle partage sa vie entre sa famille et sa quête d’améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie et des personnels de soins.
Elle anime des conférences et des séminaires de formation à l’accompagnement de la fin de vie.
Aux éditions Robert Lafont elle publie :
- La mort intime
- L’art de mourir
- Nous ne nous sommes pas dit au revoir
- Le souci de l’autre
- La sagesse d’un psychologue dans lequel elle écrit "Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde?"