"Peut-on sortir de la mondialisation ?"

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Telle est la question de Thomas GUENOLE dans son livre « Peut-on sortir de la mondialisation ? ». L’auteur dit n’avoir aucune connivence intellectuelle avec la Nouvelle Droite. Il écrit notamment : « L’identitarisme ne résout aucun des problèmes politiques prioritaires de notre temps … Il détourne l’attention des véritables enjeux ; ainsi conforte-t-il le système qu’il prétend dénoncer. »

Hélène REY et l'Union Européenne (suite)

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« Il faut finir de mettre en place le « mécanisme » de résolution unique avec un fonds de résolution crédible ; avec la résolution de MESEBERG signée par MACRON et MERKEL le 19 juin, il y a désormais un engagement clair. Il faut aussi se débarrasser de la limite rigide d’un déficit de 3% du PIB et installer des règles calculées sur l’ensemble du cycle économique. ». Le professeur REY dit aussi sa conviction que « l’Union Européenne est une réussite incroyable ». Elle n’en admet pas moins que l’architecture de l’euro peut et doit être améliorée. Mais les populations ne veulent pas abandonner l’euro (« ce qu’a montré la défaite de Marine LE PEN lors de l’élection présidentielle »).

"Les défis des cycles financiers mondiaux pour la politique monétaire"

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Tel est le titre de la conférence donnée le 8 mai dernier par la Professeur Hélène REY. Elle a notamment déclaré : « Les cycles financiers réduisent l’autonomie des banques centrales et des gouvernements ». Elle plaide dans la zone euro pour une politique « contre-cyclique », renversant les règles financières en période de croissance pour les desserrer en cas de crise. Elle affirme « qu’il y a toujours eu des vagues de flux et de reflux des capitaux. Les gens se précipitent vers les marchés émergents, puis ils paniquent ». Elle continue « ce que fait TRUMP avec la baisse de la fiscalité est stupide. L’effet positif est limité et cela augmente la dette américaine ».

Le coût d'une guerre commerciale

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Le Conseil d’Analyse Economique (CAE) tente d’estimer les conséquences économiques d’une déflagration commerciale mondiale. « Il serait comparable à celui de la grande récession de 2008-2009 ». L’hypothèse ici retenue est celle d’une guerre totale ; soit une hausse de 60 points de pourcentage des tarifs douaniers sur les biens échangés entre les grands pays. Quant à l’Union Européenne, elle accuserait une « perte permanente » de 4% du PIB et la France de plus de 3% (il en coûterait 1.125 € par habitant). Pour la Chine, la chute du PIB est estimée à 3%. L’Union Européenne doit « résolument mettre en œuvre une stratégie de défense ». A souligner que « les traités peuvent jouer leur rôle de « police d’assurance » en cas de guerre commerciale généralisée ». A l’Europe d’avancer une offre de réforme du système multilatéral et de l’OMC. A noter que le français LECTRA souffre du client protectionniste instillé par TRUMP (ses commandes ont chuté auprès des constructeurs automobiles ainsi que son cours en bourse).

Maladie de Lyme, une énigme coriace

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Provoquée par une bactérie transmise par la tique, la maladie de Lyme divise les médecins. Incidence, symptômes, tests diagnostics, traitements, tout est sujet à débat. Pendant que les spécialistes se déchirent, les patients souffrent et l’invasion profite du réchauffement pour étendre sa zone de nuisance. Selon l’INRA (en France) « différents facteurs, comme l’augmentation des surfaces forestières, la réduction de la biodiversité et l’augmentation des températures sont impliquées dans la recrudescence des tiques ». Il y a en France, en 2016, 84 nouveaux cas pour 100.000 habitants contre 55 nouveaux cas estimés en 2009. Pour l’immunologiste Alain TRAUTMANN : « si le pouvoir politique persiste à ne pas prendre les décisions qui s’imposent, il y a bien un risque de scandale sanitaire à venir ». A noter que 28% de la population se sent bien informée et que 35% n’a jamais entendu parler de cette maladie.

L'immortalité à portée des centenaires

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Et si Woody ALLEN avait raison avec sa formule : « l’éternité c’est long, surtout vers la fin ». En effet, une poignée de démographes annonce avoir mis en évidence « un plateau dans la mortalité humaine, assurant qu’après l’âge de 105 ans le risque de mourir cesse d’augmenter pour devenir constant ». Pour la directrice de l’INED, France MESLE, « plus l’âge augmente, plus la proportion d’erreurs est importante ». Celle-ci assure que « l’existence d’un plateau change la philosophie de la vie ». Pour Madame BALBI, chercheuse, « théoriquement, il n’est pas impossible que quelqu’un soit immortel … ».

Lancement d'un think tank baptisé "L'Aurore" qui voit le jour le 29 Juin

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Pour Gilles CLAVREUL « l’ambition de l’Aurore et de reprendre les principes fondateurs de la République, de réfléchir sur leur effectivité dans les temps présents. Elle sera un lieu de débat et de production d’idées. Elle organisera des débats sur les grands enjeux de l’époque. Il faut repenser les principes républicains dans le sens de l’efficacité et de l’effectivité ».

Les emojis (suite)

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Pour le professeur de lettres Benjamin CHARIGNON, « ces images fonctionnent comme une ponctuation … ils assurent l’une des six fonctions du langage définies par R. JAKOBSON ». Le professeur CHARIGNON ajoute : « l’emoji perplexe fonctionne comme un point d’interrogation … le cours devient très interactif ».

Les "emojis"

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Pour le sociologue Dominique WOLTON ces « ersatz de l’émotion », ces petits dessins sont « révélateurs de nos difficultés à communiquer ». Ils sont un « révélateur de la difficulté à assumer les contradictions de la communication humaine et du plaisir facile, à l’inverse de ce que produit la communication technique ». Et de poursuivre dans son interview à l’Express : « c’est la communication parfaite, sans altérité, la communication du même. Ils sont des objets, des signes, des hologrammes … Les emojis sont le système d’une considérable solitude affective parce que la réalisation du désir n’est jamais au rendez-vous ».

Le point de vue de G. DUBOIS, Directeur de l'Express

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qui écrit dans son édito « L’entreprise privée chez nous conserve un souci de légitimité et d’image. Actionnaires, profits, dividendes restent des gros mots pour beaucoup de français. Le monde patronal en est, en partie, responsable. L’exemple récent de l’ancien patron de Carrefour -octroi d’une clause de non-concurrence de plusieurs millions d’euros- montre un décalage coupable avec une société française fragile, inquiète et déjà mal à l’aise avec le libéralisme ».

Pape : le point de vue de Nicolas Diat

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Pour l’auteur de « L’homme qui ne voulait pas être Pape » et « Derniers jours de la vie des moines », « le Président MACRON a capté une partie du vote catholique de droite qui lui est gré de deux choses : la pacification des relations avec l’Etat et l’appel à réinvestir le champ public ». Il ajoute « tous les président ont eu durant leur mandat un interlocuteur d’église privilégié : pour MITTERAND c’était LUSTIGER, pour SARKOSY, BABARIN ; pour HOLLANDE, Georges PONTIER, pour MACRON, c’est Michel AUPETIT ». Et de conclure qu’il y a « un effet Marion MARECHAL sur le vote catholique ».

Le point de vue de Bernard SANANES

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Pour le politologue « tous les partis auront intérêt à la dépolitisation … Les prochaines municipales seront le grand rendez-vous du « mid-term » du quinquennat MACRON. Ce seront les premières élections post non-cumul, quel sera l’impact de ce non-cumul. La fin du cumul va conduire à la dépolitisation de la campagne … C’est la vue d’ensemble qui sera pour LREM le premier symbole. Il faut que les alliances avec la droite et les alliances avec la gauche respectent une forme d’équilibre … Les partis politiques auront en commun de devoir dépasser leur propres étiquettes … ». Dans l’ensemble, une majorité de députés devraient rester à l’Assemblée.